Étiquette : grossesse

Trois vœux – Carey Golberg, Beth Jones et Pamela Ferdinand

Carey, Beth et Pamela ont brillamment réussi leur carrière, mais loupé leur vie amoureuse. Chacune d’entre elles espère pourtant avoir un bébé avant qu’il ne soit trop tard. Seul problème : aucun homme à l’horizon.

En désespoir de cause, Carey décide d’avoir recours à une banque de sperme. Elle reçoit bientôt les éprouvettes, et c’est à croire qu’elles contiennent une potion magique : elle rencontre un homme qui lui plaît et la voilà enceinte de la façon la plus naturelle qui soit… Elle offre donc les précieuses éprouvettes à Beth, et rebelote! Beth trouve l’âme sœur, attend un bébé et confie à son tour le « sperme magique » à Pamela. Et la magie opère une troisième fois…

On reste dans le même thème : la grossesse. Cette fois-ci, ce sont les histoires de trois femmes qui, arrivées au tournant de la quarantaine, n’ont pas encore trouvé l’âme sœur et dont l’horloge biologique commence à sonner à tout rompre. L’histoire est beaucoup moins légère et n’est pas recommandée aux femmes enceintes qui angoissent pendant leur grossesse, ce qui n’est heureusement pas mon cas. Ce sont des histoires inspirées de la réalité des trois auteures, alors tout n’est pas parfait, loin de là. C’est une belle histoire d’amitié, de persévérance et d’amour.

Neuf – Journal d’une grossesse – Karine Glorieux

Pas facile d’être Laurie, une jeune femme dont l’univers bascule le jour où elle découvre qu’elle va devenir maman! Entourée de copines qui n’envisagent pas plus la grossesse que la lobotomie, d’une mère et d’une sœur qui changent d’amant comme elles changent de culotte, d’un père lunatique et d’un amoureux rivé à son ordinateur, Laurie devra apprendre à apprivoiser la nouvelle situation… sans se laisser contrôler par ses hormones en ébullition.

Après un début qui m’a laissée sceptique – pratiquement le même que Maman Last Call –, j’ai réussi à embarquer avec Laurie dans cette grossesse inattendue et remplie de surprises. Bien qu’à quelques reprises, j’ai eu du mal à me rapprocher des préoccupations plus superficielles de l’héroïne, j’ai tout de même partagé certaines de ses peurs et interrogations. Une lecture légère, dans le thème de ma vie actuellement.

Grossesse et poids

Je vais être franche : je trouve ça difficile de prendre du poids présentement. Je sais que c’est normal, que je suis enceinte et, jusqu’à maintenant, ma prise de poids est plus que respectable, mais n’empêche, je trouve ça très difficile de voir chaque semaine le chiffre monter sur la balance.

Au mois de septembre dernier, je me suis réellement prise en main et avec motivation, efforts et des changements dans mes habitudes de vie, j’ai réussi à perdre 25 livres en 5 mois. Je sais que d’ici la fin de ma grossesse, j’aurai probablement repris ce poids, et peut-être même plus, et je trouve ça décourageant, même si c’est pour la plus belle cause au monde.

Ce que je trouve difficile aussi, c’est que personne ne comprend pourquoi ça me trotte dans la tête. Les gens croient que je devrais être heureuse de pouvoir – enfin – prendre du poids sans culpabilité. J’ai l’impression que tout le monde me juge quand j’en parle, comme si ça faisait de moi quelqu’un qui n’apprécie pas ma grossesse ou, pire, qui allait mettre la vie de Bébé J. en danger en entreprenant un régime pendant cette période où mon alimentation est aussi importante.

Je ne suis pas folle, je sais que peu importe le poids que je vais prendre, je vais être capable de le perdre ensuite, puisque je n’ai pas perdu mes bonnes habitudes ni ma motivation et que j’ai déjà hâte de me remettre à mon entraînement normal, qui me manque plus que je ne le pensais.

Je sais aussi que je devrais me concentrer sur les points positifs : ma perte de poids avant ma grossesse me permettra sans doute d’éviter le diabète de grossesse, alors que mon endocrinologue était persuadé que c’était inévitable dans mon cas; mon obstétricien trouve ma prise de poids plus que normal, surtout compte tenu de mon IMC.

Dans le fond, je veux juste arrêter de passer pour un monstre parce que j’y pense… Ça ne fait pas de moi un monstre. Je me nourris super bien afin que Bébé J. ait tout ce dont elle a besoin pour bien grandir, et je vais continuer à bien me nourrir après.

En janvier 2012, je relancerai officiellement mon défi Poids plume, et cette fois, avec une motivation supplémentaire : être un exemple de santé, de persévérance et de bonne forme physique pour Bébé J.

C’est une crevette!

Pour ceux qui n’auraient pas vu ma réponse dans mon message précédant, M. X et moi attendons une belle petite poupoune en pleine forme.

Pour l’échographie, je ne peux pas dire que j’ai particulièrement aimé. Toute la partie où on voit le bébé bouger, c’est merveilleux et ça va rester gravé dans ma mémoire très longtemps, mais c’est la partie plus « médicale » que je n’ai pas appréciée. La technicienne nous avait avertis qu’elle ne parlait pas beaucoup pendant l’examen, mais je pensais au moins qu’elle nous dirait que c’était beau, mais non, pas un mot. Quand c’est la première fois, ça finit par stresser de voir qu’elle reste pendant 10 minutes à observer le cœur. Après 30 minutes, le médecin arrive, vérifie les photos et repasse lui aussi 10 minutes à observer le cœur sans dire un mot, pour finalement nous dire que tout est parfait et partir. J’ai été tellement prise par surprise que j’ai dû demander à la technicienne de me confirmer qu’il avait vraiment dit que tout était beau. Je crois que j’aurais plus apprécié si on m’avait dit au fur et à mesure que ce qu’ils venaient de mesurer était correct.

Mais bon, l’important, c’est qu’elle soit en santé, avec tous ses morceaux.

Ah, et pour le prénom, c’est secret jusqu’au grand jour. 😉

L’horloge

Ça fait longtemps qu’elle sonne. Je dirais qu’elle a eu un premier soubresaut vers 16 ans, mais quand même, j’avais de l’ambition et je savais que ce n’était pas le temps. Elle s’est endormie. À 22 ans, elle a fait réentendre son tic tac. À ce moment-là, j’étais célibataire, sur le point d’abandonner mon premier bac pour me lancer dans le monde des communications, encore là, je l’ai enterrée. Pas très profondément, parce que toujours, je l’entendais. Aujourd’hui, à 27 ans, elle ne tic tac plus… ce n’est qu’un long tac, tellement elle est bruyante. Encore une fois, la raison l’emporte. Quatre conditions restent à remplir : M. X (dont l’horloge a commencé a sonné aussi) doit finir son bac et trouver un emploi et je veux avoir ma permanence et finir de rembourser mon prêt étudiant. La première condition sera remplie en décembre et la seconde devrait bien aller, puisque M. X étudie dans un domaine en demande. En ce qui concerne ma permanence, j’ai bon espoir de l’avoir avant l’été, et pour mon prêt, en juin 2011, tout devrait être du passé.

Certaines personnes de notre entourage nous disent d’attendre, qu’on est jeune et qu’on devrait attendre d’avoir une carrière, une maison, une sécurité d’emploi… La sécurité d’emploi, d’accord. C’est pour ça que j’attends ma permanence, mais c’est seulement parce que je sais qu’il y a de fortes chances que je l’aie bientôt. C’est surtout pour m’assurer d’avoir un emploi après. Pour le reste, ce n’est pas une priorité. Bien sûr, on veut une maison dans les prochaines années, mais on se dit que si on n’a pas les moyens avec un bébé, on ne les aurait probablement pas sans.

Bref, avec toutes les personnes de mon entourage qui sont enceintes ou essaient de le devenir, ça donne le goût que juin 2011 arrive encore plus vite… En attendant, je me fais aller la snowball sur mon remboursement de dettes et à partir du 1er juillet, près de 50 % de mon salaire ira sur le remboursement de mon prêt étudiant, qui sera alors ma dernière dette. En juin 2011, j’aurai réussi à remboursement un peu plus de 20 000 $ en dettes d’étude de toutes sortes, et ce, en 2 ans. On m’aurait dit ça en 2008, à la fin de mon bac, et je ne l’aurais pas cru. Je serai alors prête à commencer une nouvelle vie, en essayant d’en créer une.