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Soie

Ardèche, 1861. Une épidémie menaçant la culture des vers à soie dont l’économie de son village dépend, Hervé Joncourt, fils oisif du maire, se voit confier la mission d’aller en Afrique afin d’en rapporter des oeufs sains. L’expédition est un échec, si bien qu’Hervé, récemment marié à la jeune et tendre Hélène, doit maintenant prendre la route du Japon. Au bout du long et périlleux voyage par terre et par mer, le jeune homme obtient enfin d’un commerçant, qui vit dans un village perdu au coeur des montagnes, les oeufs qui garantiront sa fortune et celle des siens. Mais en même temps, il croise le regard de Hara Jubei, une jeune femme dont la beauté et le mystère vont écorcher son âme à jamais.

Très très beau film… mais terriblement froid. Je n’avais pas lu le livre, mais là, je veux le lire, pour retrouver cette histoire et cette émotion dont tout le monde parlait. Le film est probablement près de l’histoire du livre, d’après ce que j’ai lu, mais cette histoire justement ne peut être vécue totalement sans l’émotion, elle est trop simple pour pouvoir s’en passer. Sans l’émotion, le film devient une succession d’images, de magnifiques images bien sûr, mais seulement une succession de scènes. J’ai été déçue, je vais au cinéma pour me sentir bien après, me sentir dérangée, amusée, divertie… pas pour passer deux heures dans un iceberg.

Becoming Jane

En 1795, Tom Lefroy, un jeune Irlandais immature et noceur, est envoyé par son riche oncle et tuteur chez des cousins du Hampshire, dans l’espoir qu’il y acquerra un brin de sagesse. Son arrivée ne passe pas inaperçue auprès de la jeune Jane Austen, écrivaine du dimanche et fille d’un modeste pasteur. D’abord rebutée par les mauvaises manières du jeune hôte de ses voisins, Jane se laisse peu à peu conquérir par les attentions de ce dernier à son égard. Avec la complicité du frère et de la cousine de Jane, mis dans le secret de leur amour, Tom échafaude un ambitieux plan afin de faire autoriser leur mariage, jugé risqué en raison de la disparité de leur condition.

J’avais réellement hâte de voir ce film. Je suis dans une période où j’adore les films d’époque et le « fleur bleue gnagna ». 😉 J’ai bien aimé l’histoire, même si parfois j’ai eu l’impression qu’on calquait trop sur Orgueil et préjugés. Je sais que c’est censé être l’histoire de Jane Austen et que c’est grâce à cette expérience qu’elle aurait écrit First Impressions, qui allait plus tard devenir O&P, mais n’empêche qu’il y avait parfois trop de similitudes. Par contre, ça ne m’a pas empêchée d’apprécier, puisque j’adore O&P. Je n’étais pas certaine du choix d’Anne Hathaway au début, mais je dois dire que j’ai été agréablement surprise. Un bon film, surtout pour les admirateurs de Jane Austen et de son oeuvre.

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Je suis allée voir Odette Toulemonde hier, comme bien des blogueurs on dirait! Comme je partage les commentaires de Virge et Jules, je n’en dirai pas plus… Sinon, que c’est un film qui rend de bonne humeur, un mixte entre Mary Poppins et Cendrillon!

Les 3 p’tits cochons sont-ils des porcs?

Dans ce premier long métrage de Patrick Huard, les trois petits cochons font plutôt figure de gentils loups dans cette adaptation, pour adultes, du célèbre conte, pour enfants. Le benjamin des petits cochons (Guillaume Lemay-Thivierge) a une femme (Julie Perreault) et une petite maison. Le cadet (Claude Legault) a aussi une épouse (Isabel Richer), une maison de banlieue ainsi que deux enfants. L’aîné (Paul Doucet), qui n’est pas en reste, habite une maison cossue, avec sa femme (Sophie Prégent) et sa fille. À première vue, ils ont tout pour être heureux. Mais le sont-ils vraiment?

Alors que les trois frères sont réunis autour de la femme importante de leur vie, leur mère (France Castel), on voit ce qui en retourne vraiment. Mathieu trouve trop routinière sa vie de métro-boulot-dodo avec Geneviève et raconte comment il lorgne de l’œil vers sa collègue Josiane (Mahée Paiement). Subjugué et impressionné par son aîné, Christian avoue faire usage du cybersexe pendant qu’Hélène (Julie Perreault) patrouille. Pour Rémi, la vie est belle, du moins, en apparence, et il ne se gêne pas pour indiquer à ses frères qu’ils sont sur la mauvaise voie.

Ce nouveau film, du duo de scénaristes Pierre Lamothe et Claude Lalonde, semblait prometteur, mais il ne remplit malheureusement pas toutes ses promesses. L’histoire est parsemée de longueurs qui embourbent inutilement l’œuvre finale. D’ailleurs, toutes les scènes mettant en vedette Gaston (un Luc Senay méconnaissable) ne servent pas vraiment l’histoire. Par contre, l’entrecroisement des récits des trois frères, qui se déroulent en parallèle et qui parfois se croisent, est fait de façon judicieuse et permet au cinéphile de ne pas se perdre. L’acteur, l’humoriste, l’auteur, le metteur en scène, l’animateur, et finalement, le réalisateur Patrick Huard montre de cette façon qu’il mérite sa place dans le monde la réalisation. Le visionnement d’une scène selon le point de vue de chacun des cochons, l’interprétation n’est pas la même, est une belle trouvaille.

La première moitié du film est marquée par une caméra nerveuse, qui bouge beaucoup. Cet effet s’estompe au gré des événements. Tout au long de l’histoire, on a également droit à une narration par les personnages principaux qui viennent souligner à gros traits les évidences et ce que l’on voit à l’écran. À de nombreux moments, celle-ci aurait pu être oubliée sans que soit perdu le sens de l’histoire et en allégeant le film du même coup. À noter toutefois, la musique qui soutient bien le propos, avec des chansons de Marie-Jo Thério et Les Trois Accords, entre autres.

On croit aux couples Prégent/Doucet et Richer/Legault. De son côté, le couple Perreault/Lemay-Thivierge ne convainc pas. D’ailleurs, Hélène devient rapidement antipathique, rendant presque excusables les écarts d’un Christian « charmant ».

Au final, cette comédie dramatique fait plus réfléchir que rire, elle est plus près du drame que de la comédie pure. Sans toutefois comprendre ou pardonner leurs écarts, il est impossible de haïr ces trois petits cochons attachants. À voir pour s’ennuyer un peu, rire beaucoup, réfléchir à la folie.

Cote : ***

Comment font les critiques?

Il va falloir que je demande à mon prof de critique culturelle comment ils font pour aller voir autant de spectacles, travailler le jour et ne pas être épuisés! Trois soirs de suite (mercredi : Harry Potter, jeudi : Patrick Watson, vendredi : Les Cowboys fringants) je me suis couchée tard et je travaillais le lendemain toute la journée. Je n’ai jamais eu aussi hâte que samedi arrive. Me coucher à 1h et me lever à 6h, une fois, ça va. Mais trois fois de suite, pffff, je dois être une petite nature. Ou peut-être qu’ils ne travaillent pas à 7h, eux!

***
Parlant des Cowboys, c’était un très bon spectacle à la fête du Lac. Un coup de gueule par contre. Il a plu pendant une grosse partie de la journée, alors le soir, le sol était détrempé, mais bon, je m’y attendais. Par contre, qu’une personne tombe dans la boue et profite de son passage devant moi pour s’essuyer, volontairement, la main sur mon chandail et mon manteau… ça, je ne m’y attendais pas!

Silence – Montée de lait

Pourquoi y a-t-il tant de gens qui sont incapables de se taire? Ça me dépasse. On dirait que j’ai un aimant, j’attire les éternels parleurs, les bavasseurs, les critiqueurs, les ronfleurs même!

Mercredi, je suis allée au théâtre La Marjolaine pour voir Dix-huit trous pour quatre. Je mettrai probablement ma critique lorsque je l’aurai écrite, mais encore une fois, j’étais devant une fille qui doit se répéter les blagues pour les rire… Et comme c’est quand même une pièce avec une grande part de comédie… Elle en a parlé un bout! Chaque blague, elle la répétait à haute voix et finissait en disant « est bonne ». Allô, tu ne peux pas rire comme tout le monde? C’est le meilleur moyen de montrer que tu trouves ça drôle!

Jeudi, je suis allée au Concert Gala du Concours de musique du Canada. On s’entend, c’est de la musique classique et de l’opéra. Je ne sais pas pourquoi, les préjugés peut-être, mais je croyais que les amateurs étaient plus respectueux que ça… Il y avait au moins 300 places de libres, mais il a fallu que je me retrouve avec à ma gauche un monsieur qui avait été traîné là de force par sa femme et qui s’est endormi – et a commencé à ronfler — deux minutes après le début de la première pièce (le Concerto no 1, op. 26 en sol mineur de M. Bruch, ma pièce préférée de la soirée d’ailleurs). À ma droite, j’avais une femme qui essayait d’identifier tous les instruments avec son mari. Derrière, j’avais un couple « connaisseur » apparemment, mais qui n’était pas « apprécieur » tant il parlait pour montrer à tous qu’il en savait beaucoup plus que les autres. À l’avant, il y avait une femme et ses deux enfants. Celle-ci avait décidé que c’était le moment de les instruire en leur expliquant, pendant les morceaux, la différence entre un concerto et une variation. À l’entracte, je décide de changer de place, puisqu’il y en a de libres… Mais je ne suis pas la seule qui a eu cette idée… et je me retrouve devant un homme qui parle au cellulaire! Malgré tout, j’ai apprécié ma soirée, et comme baptême de musique classique « live », j’ai bien aimé. J’en écoute à la maison, mais je n’en avais jamais vue interprétée en « direct », je crois que ce ne sera pas la dernière fois.

Quand je suis allée voir Ensemble, c’est tout au cinéma, on était huit dans la salle. HUIT! Et il y avait plus de blabla que dans une salle pleine! Le couple derrière moi avait, malheureusement, lu le livre. Alors, il a passé la durée du film à essayer de prévoir ce qui allait se passer… Heureusement que j’avais lu aussi le livre, sinon j’aurais su tous les punchs quelques minutes avant les scènes.

Ce ne sont que quelques exemples… Parce que ça m’arrive tout le temps! S’il y a UN seul bavard dans une salle pleine, c’est assuré qu’il sera assis près de moi. Ça, ou les chanteurs du dimanche qui chantent plus fort que l’artiste en spectacle…

Vive le silence aux bons moments!

Evan le tout-puissant

Dieu est de retour, mais pas pour céder ses pouvoirs. Cette fois-ci, il redonne vie à un personnage mythique de la Bible : Noé. Evan avait faire une brève apparition dans le premier opus de la série des « tout-puissants ». Il revient dans Evan le tout-puissant avec de toutes nouvelles responsabilités. Et on ne parle pas ici de sa nomination en tant que sénateur. Après quelques jours à se faire suivre par des couples d’animaux, il découvre qu’il a été choisi par Dieu. Après une période de déni, il construira une arche avec sa femme et ses trois fils. Tiens, comme Noé! Les effets spéciaux sont superbes, surtout lors du fameux « déluge ». Une eau déferlante si réaliste qu’on s’attend à recevoir des gouttelettes. Ces effets nous font oublier les passages à vide du scénario et les blagues répétitives (Evan qui danse). Le jeu des acteurs est correct, mais Morgan Freeman est toujours aussi délirant. Une comédie légère, à voir avec des enfants pour leurs rires communicatifs. Espérons seulement que Dieu se gardera de redonner ses pouvoirs, on a fait le tour du jardin… d’Éden.

Georgia Rule (suite)

Désespérée par le comportement irresponsable de sa fille de 16 ans, Lilly (Felicity Huffman) demande à sa propre mère autoritaire Georgia (Jane Fonda) d’accueillir Rachel (Lindsay Lohan) pour l’été sur sa ferme en Idaho et de lui inculquer quelques notions de discipline auxquelles elle a elle-même refusé d’obéir adolescente. Les fameuses règles de Georgia.

Le film commence avec une confrontation mère-fille. Les bases sont posées pour la suite. Histoire et secret de famille : tout est envoyé au spectateur sans grand emballage et sans finesse. L’histoire a du potentiel, mais ce dernier n’a pas été exploité, on se retrouve avec un récit sans relief qui ne lève pas. De trop nombreux aller-retour à propos du même sujet perdent ainsi l’attention du spectateur. Pourtant, il y avait là un sujet inspirant, même en gardant la même ligne narrative générale, il aurait pu y avoir plus de chair autour de l’os.

Garry Marshall n’en est pourtant pas à ses premières armes, autant au cinéma qu’à la télévision. C’est peut-être sa participation à beaucoup de séries télé qui a influencé le film. La télévision permet plus facilement de tourne autour du pot et d’étirer les intrigues, aussi minces soient-elles.

Lindsay Lohan dit avoir eu de la difficulté à personnifier une femme aussi libérée sexuellement. Ça ne paraît pas, ça semble même naturel. C’est lors des scènes plus émotives qu’on voit les limites de son talent. On n’y croit pas. Heureusement, elle est entourée de deux grandes actrices pour la supporter.

Finalement, le film est à l’image de tous les drames, il fait rire et pleurer, mais il aurait pu aller plus loin, gratter plus, faire réfléchir. Juste pour la rare Jane Fonda et la performance de Felicity Huffman, ça vaut la peine de le voir, peut-être pas au cinéma, mais en DVD.

Georgia Rule

Désespérée par le comportement irresponsable de Rachel, sa fille de 16 ans, Lilly demande à sa propre mère, l’autoritaire Georgia, d’accueillir l’adolescente pour l’été sur sa ferme en Idaho et de lui inculquer quelques notions de discipline.

Tout d’abord, je dois dire que je ne suis pas une grande admiratrice de Lindsay Lohan. Elle était mignonne quand elle jouait dans des films en tant qu’enfant, mais maintenant, j’ai l’impression d’être en face d’une actrice qui joue toujours les mêmes trucs et qui, surtout, a toujours la même expression, peu importe la situation.

Donc, comme elle a le rôle principal, avec Jane Fonda, elle a probablement fait une différence dans mon appréciation du film. Par contre, je dois admettre qu’elle n’a rien à voir avec la plus grande lacune de ce film : une histoire sans relief. Pourtant, il y avait du potentiel, et même en gardant la même ligne narrative, il aurait pu y avoir plus de chair autour de l’os.

Finalement, le film fait rire, faire pleurer, mais aurait pu aller plus loin, gratter plus. J’ajouterais que juste pour la performance de Felicity Huffman, ça vaut tout de même la peine de le voir, peut-être pas au cinéma, mais en DVD.

Spider-Man 3

La très attendue suite de Spider-Man a pris l’affiche la fin de semaine dernière. Profitant d’une machine de promotion énorme, le film a fracassé des records aux différents box-offices. Le budget de cette production, le plus élevé jusqu’à maintenant, aura fait en sorte qu’on puisse en avoir plein les yeux avec les effets spéciaux. Entre autres, le personnage de Sandman est plus que réaliste et on ne peut plus voir un tas de sable de la même façon par la suite. Le bémol à apporter, et il est de taille, c’est la faiblesse de la trame narrative. L’histoire semble très linéaire, sans profondeur. Les actions se déroulent les unes après les autres et chaque histoire est terminée lorsqu’une autre commence. D’ailleurs, les redites au sein du scénario rendent l’histoire encore plus prévisible. Ajoutons une Kirsten Dunst égale à elle-même et on se retrouve avec un film divertissant, mais définitivement pas à la hauteur du deuxième.

Question existentielle du jour

Pourquoi les gens sont-ils incapables de se taire au cinéma?

Quand ce n’est pas les « As-tu vu?, As-tu vu? », c’est « Il va sûrement arriver ça, ça ou ça […] je te l’avais dit hein!!!! ». Bien sûr, quand elle parle (parce que oui, c’est 99,9 % du temps une femme), elle en manque un bout, alors vient le « Qu’est-ce qu’il vient de dire? » Sérieusement, c’était plus silencieux dans mon vol de 7h30 en compagnie de 100 quelques personnes que cet après-midi dans une salle de cinéma avec 20 personnes… Pourtant, c’est normal de parler dans un avion, il n’y a quasiment que cela à faire!

Pour ceux que ça intéresse, le film que j’ai vu (ou essayé de voir…) c’est Le prestige. Très bon film d’ailleurs. Et pour un apport superficiel, notons qu’il n’a pas été désagréable de revoir Hugh Jackman en costume d’époque, haut-de-forme en sus.